Sujet: à votre tour maintenant, écrivez une lettre de poilu de la guerre 1914-1918.
Le soldat écrit à un membre de sa famille ou à un ami pour lui faire part de ce qu'il ressent, de ses sentiments, ses craintes...
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Dimanche 25 décembre 1914
Ma chère Caroline,
Aujourd'hui c'est noël. J'éspère que toi et nos deux filles avez passé un bon réveillon. Grand-mère a-t-elle préparé une dinde farcie comme au réveillon de l'an passé ? Je peux encore en sentir l'odeur...
Cela me rechaufferai le coeur de savoir qu'ensemble vous avez pu oublier la guerre le temps d'une soirée. Ne vous faites aucun souci pour moi, je vais bien.
Nos tranchées sont creusées faces à celles des Boches et des Anglais et nous sommes séparés par un "no man's land" d'environ deux kilometres. Hier soir, nous avons passé le réveillon de noêl autour d'une bonne soupe chaude (qu'on attendait depuis notre premier jour au front) avec du bon vin en chantant la Marseillaise et nous avons laissé de côté cette stupide guerre.
Plus tard dans la soirée, je sortais de notre trou pour vérifier qu'aucun ennemi n'essayerait de nous prendre par surprise, quand je vis au loin notre caporal parler avec celui des Boches et des Anglais. J'en avais le souffle couper de voir l'un des notres fraterniser avec l'ennemi. Quelques minutes plus tard, chacun rentrait dans sa tranchée et on nous annonça que pour cette nuit de Noêl il y aurra un "cesser le feu". Nous étions perturbés mais soulagés.
Aux environs de minuit nous nous sommes surpris à rigoler avec l'ennemi. Nous ne nous comprenions pas tous car le français des Allemands était... disons qu'ils parlent aussi bien français que moi l'Allemands mais le coeur était quand même là. Nous nous montrions des photographies de nos femmes, de nos enfants. Je leur ai donc montré une de toi et de nos chères filles. Je suis certain qu'ils t'ont trouvé magnifique, ma belle Caroline. Sarah, Agathe et toi êtes resplandissantes sur celle que j'ai conservé dans mon porte feuilles, pour vous avoir toujours près de moi, où que je sois.
Parceque je suis loin de vous, j'ai sans cesse peur que la maladie emporte Agathe qui était déjà très faible lorsque je l'ai quitté. J'ai aussi peur qu'à mon retoiur je voie notre maison en ruine, sans plus jamais avoir de vos nouvelles... J'ai peur que tu m'oublies, ma douce...
Dans une semaine, Sarah aurra 6 ans. Embrasse la très fort pour moi et transmets lui tout mon amour pour elle.
Je n'attends qu'une chose, vous retrouver toutes les trois, vous serrer dans mes bras et que cette horrible guerre finisse au plus vite.
Je t'embrasse fort ma Caroline,
ton mari qui n'a jamais autant pensé à toi,
Jean.
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Note: 11/20
Le ton est juste et tu respectes bien les exigences du sujet. Tu as aussi fais des recherches sur le plan stylistique ("parce que ma douce..."). Fais porter l'effort sur le vocabulaire, et veille bien à l'emploie des temps.
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T'en pense quoi ?